mercredi 12 août 2009

Sissi... une autre idôle éclaboussée!














Donc, Sissi. La vraie, pas Romy et ses belles robes pis tout pis tout. Non, la vaniteuse, la sportive, l'indépendante, la pas fine, la gourmande, l'hypocondriaque, la cocaïnomane même, bref, la vraie de vraie! Dès qu'on entre dans le musée qui lui est dédié, ils se font un devoir de nous rappeler que toutes fictions que chacun de nous a pu voir dans son pays respectif n'est que ça justement: de la fiction. La vraie Sissi l'impératrice était tout autre. Nous voilà intrigués...

Reste qu'avant de visiter son musée, nous avons eu la bonne idée de visiter le "château d'été" de cette famille, les Habsbourg, construit selon les souhaits de la big boss des bécosses de l'époque, l'impératrice Marie-Thérese, femme de l'empereur Franz I et arrière-arrière-grand-mère du mari de Sissi. Une femme qui en menait large, paraît-il, puisqu'en plus d'avoir eu 15 enfants, elle s'est occupé des affaires de l'État (puisque ça n'intéressait pas son mari) et elle a veillé à ce que chacun de ses enfants (et surtout ses filles) soient mariés aux bonnes familles.

Le « château d’été » est évidemment une splendeur. Au fil de ce nouveau tour audio-guidé, nous comprenons tranquillement ce qu’ont été l’empire autrichien et la dynastie des Habsbourg. Ça manquait à notre culture? Mets-en! D’ailleurs, je l’ai peut-être déjà dit mais je le répète : des vacances en Europe sont le meilleur moyen de se coucher moins niaiseux le soir. Ce que nous fîmes ce soir-là.

À part le château, les jardins sont magnifiques, la fontaine aussi, de même que la Gloriette, qui est tout en haut d’une colline, face au château. On s’y rend par un chemin en zigzag sinon ce serait trop à pic. On dit que Marie-Thérèse, à la fin de sa vie, était devenue tellement grosse que 6 hommes devaient la porter jusqu’en haut. Ou 12 hommes. Ou 12 éléphants, j’ai oublié. Anyway, on se serait bien fait porter nous aussi mais tout ce qu’il y avait, c’était des touristiques qui portaient leur peau, comme nous. Arrivés en haut, nous avons quand même eu droit à une vue spectaculaire. Sacré Marie-Thérère, elle avait le sens du punch! On en a profité pour luncher. Un couple de Chinois engueulait leur fiston tannant à côté de nous. Ils semblaient avoir du mal à comprendre le menu. Le serveur avait l’air à boutte de faire son métier entouré de touristes à kodak. Change de job, Jacob! Sinon, le lunch était bon, le soleil nous faisait de l’œil, on était bien. Yé!

Mais où est Sissi?
Sissi? Sissi qui? Ah oui, l’autre, là! On ne la verra que le lendemain, dans leur château « de ville », en plein Vienne, où elle n’était pas très souvent présente puisqu’après avoir été mariée à 16 ans à un prince qu’elle n’aimait pas (révélation choc!), elle était souvent partie en voyage ou en cure, ou encore cachée dans ses appartements en train de se faire belle, de faire des exercices (elle s’était fait installer des anneaux de gymnastique dans un cadre de porte!) ou de faire peigner ses longs cheveux qui lui allaient jusqu’aux chevilles (je n’exagère même pas!). Apparemment, elle était constamment à la diète mais ils ont aussi retrouvé des grosses factures de bonbons et de pâtisseries, dont elle raffolait. Sa vie a donc été un calvaire de même qu’un long chapelet de drames : mariage obligé trop jeune, première-née morte à 2 ans, son fils qui se suicide à 30 ans, elle qui meurt poignardée par un anarchiste italien à 61 ans, etc. Bref, si vous voulez oublier la belle Romy Schneider, courez vite à Vienne pour acheter votre ticket. Sinon, abstenez-vous! Vous éviterez aussi de vous taper TOUTE la collection de sets de vaisselle, ustensiles, chandeliers et parures de table - qui n’ont pour la plupart servi qu’une seule fois à la famille impériale- puisque la visite du musée Sissi commence obligatoirement par une interminable visite chez Birks! Au secours!

Cela dit, cette visite figure tout de même dans notre Top 5 de Vienne, ne serait-ce que pour le plaisir de connaître la VRAIE HISTOIRE (comme celle des Lavigueur) de cette Sissi féérique de notre enfance. Toutefois, pour répondre à la question de Cousine Sophie, non, après tout cela, nous n’avons pas vu la maison de Sissi à Bad Ischl (je viens de voir su'l'Internet que c'est près de Salzbourg anyway). On a vu Sissi sur des jeux de cartes, des chocolats, des calendriers, des porte-clés, mais à un moment donné, Sissi, ça suffit!

Pas de photos!
Nous n’avions pas le droit de prendre des photos mais comme tout le monde le faisait clandestinement, nous nous en sommes permis quelques-unes: la serviette de table autour de son petit pain et dont la technique de pliage est, nous a-t-on dit, un secret d’état (!); de la vaisselle et des chandeliers; et l’arbre généalogique des Habsbourg, en partant de la grande Marie-Thérèse jusqu’au dernier empereur, Karl I, et en passant bien sûr par Sissi et celui qui, lui, l’aimait passionnément, le très moustachu et barbu empereur, Franz Joseph I. Voilà pour les amateurs de dynastie royale!

Surprise!

Je sais, je sais, vous n'espériez plus un mot de ma part à une semaine de notre retour (une semaine déjà?!) mais bon, ce soir, il pleut pour vrai et nous sommes dans une ville où il y a un peu moins à voir (je ne vous dis pas où...) donc oui, j'ai le temps d'écrire quelques lignes...

Et quel est le sujet viennois de la plus haute importance dont je ne vous ai pas encore parlé? À qui toutes les femmes voulaient ressembler quand elle avait l'air de Romy Schneider? À qui tous les gais voulaient voler ses robes quand elle était dans les bras de son beau prince? Vous l'avez deviné, c'est elle, c'est la belle, c'est l'unique, c'est la bien-nommée... Sissiiiiiiiiiiiiiiiii!

vendredi 17 juillet 2009

Quand ils rénovent, ils s'emballent


Pas fous, ces Autrichiens! Comme ils savent que les touristes sont là, entre autres, pour voir de beaux édifices, ils les rénovent bien sûr, les nettoient, les astiquent. Et en attendant qu'on voit le résultat final, ils recouvrent leurs échafaudages de toiles sur lesquelles ils ont fait imprimer... l'image du building qu'ils rénovent. Pas bête, hen? Ça doit coûter des gros bidous mais ça vaut le coup d'oeil! Pour la splendide cathédrale St-Étienne (St-Stephen, en autrichien), ça donne ceci.

Première pause café


Après le tour, on teste notre premier café viennois, le liquide comme le lieu. Il en pleut des cafés viennois à Vienne. Pourquoi du café dans cette ville? À cause des Turcs, paraît-il, qui après avoir assiégé la ville en l'an machin-truc, ont été repoussé par les Autrichiens. En fuyant, les Turcs auraient cependant laissé derrière eux des sacs de grains étranges... qui auraient vite été utilisés par un entrepreneur viennois pour en faire du café, qui est devenu un incontournable dans cette ville. Voilà pour la petite histoire.

À part le café, nous avons bu une eau minérale et mangé des sandwichs. Délicieux aussi. Et joliment présentées, les boissons. Quand tu prends en photo ce qu'il y a sur ta table au restaurant, c'est que t'es vraiment un touriste pur et dur... et les vacances ne faisaient que commencer!

jeudi 16 juillet 2009

Un petit tour et ils sont déjà épatés










Tour de ville en autobus

Première constatation après notre tour de ville: Vienne, c'est Salzbourg à la puissance 10 (me semble j'ai déjà écrit ça quelque part moi... anyway!). Autrement dit, c'est plus gros, c'est encore plus beau, plus impérial, mais aussi plus moderne, plus spic&span à la grandeur! Beaucoup de travaux sont en cours ici et là mais quand ils finissent de frotter la vieille pierre, ils pourraient faire une annonce de Colgate avec, tellement les édifices sourient de toutes leurs dents! Bref, tour de ville éblouissant. Mais il faisait soleil... ça aide toujours.

Et, un édifice-surprise en chemin: un immeuble-arbre complètement flyé!

Viennoiseries






Il fait toujours beau quelque part Après la pluie, le frette et les inondations, nous étions prêts pour quelque chose de nouveau. Genre, du soleil! Eh bien, après avoir trouvé notre appartement assez facilement dans Vienne (merci Google Map!), nous avons installé nos pénates et vu quelques rayons de soleil. Ô joie! (et hop! une photo pour souligner ça!)
Il fait beau? Enfermons-nous!
Enfin, pas tout à fait. Mais juste avant de faire un tour de ville la falle au vent au 2e étage d'un autobus de tourisssss, nous nous sommes enfermés pour faire une visite guidée de l'Opéra de Vienne. Entre une guide qui parle chinois, espagnol, anglais, italien, arabe ou allemand, nous avons choisi... le français. Yé! Et qu'est-ce qu'on a vu durant cette première visite? Les décors de La Flûte enchantée, qui avait été présenté la veille, et ceux d'Aïda, qui prenait la relève ce soir-là. Nous avons donc vu beaucoup de machinistes et autres techniciens à l'oeuvre sur scène. Avec des décors entreposés au sous-sol, à l'arrière-scène et dans un entrepôt ailleurs en ville et avec le spectacle qui change chaque soir, ils sont donc des centaines à travailler jour et nuit... tous les jours!!! Complètement capoté! On a aussi appris qu'on aurait pu voir l'opéra de ce soir-là pour 4 euros... pour une place debout! L'idée, c'était d'arriver 3 heures avant la représentation pour acheter un billet, puis se garrocher pour avoir les meilleures places... et niaiser là, debout, jusqu'à ce que le show commence! Notre guide nous a aussi suggéré de marquer notre place avec un foulard et d'aller attendre au bar. Le show commence, t'es un peu paf, tu tiens pus debout mais ça t'a juste coûter 4 euros et une couple de drinks. Comme "Aïda" dure une couple d'heures, aussi bien dire que ta soirée y passe!

Le clou de la visite était évidemment la salle elle-même, entièrement refaite après la guerre selon les plans originaux puisque des bombardements ont failli la détruire complètement. C'est arrivé quelques mois avant la fin de la Seconde Guerre mondiale... Bref, on savait que la guerre est une horreur mais on ne savait pas que cette salle est une splendeur. À voir si vous passez par là. Si vous assistez à un spectacle, ce sera encore mieux!

J'enchaîne!

Bon, bon, d'accord, vous savez tous qu'il y a longtemps que nous ne sommes plus à Vienne et encore moins dans les froidures de l'Autriche. Mais bon, ce blogue nous servira aussi un jour d'aide-mémoire quand nous serons vieux et ostineux: "non, on n'est jamais allé là! ben oui, ton 'zheïmer te guette, bien sûr qu'on y est allé..." Bref, tout ce qui compte doit se trouver dans ce blogue. Notre couple ne s'en portera que mieux longtemps longtemps!

Donc, j'enchaîne! "Enchaîne! Enchaîne!", comme dirait Denise Filiatrault. Facile à dire mais moins facile à faire quand on passe d'une ville fantastique à une autre.

Mais essayons tout de même.

Donc, Vienne...

samedi 11 juillet 2009

Désolé, le temps passe trop vite!

Juste un petit mot pour vous dire que nous ne sommes pas morts mais, vous vous en doutez, trop occupés à découvrir cette Europe magnifique pour vous donner des nouvelles fraîches. L'ordinateur, le blogue et Facebook n'arrivent pas à la cheville de tout ce que nous voyons, visitons, goûtons et admirons chaque minute. Mais mais, un jour quelque part, quand on tombera sur une ville plate plate, genre Florence ou Amsterdam, vous en saurez plus, c'est promis! En attendant, j'espère qu'il a cessé de tomber des cordes sur Montréal aussi.

Maudite planète, jamais de soleil là où il est supposé être. Prochain voyage: le Groenland! Ils doivent être sur le bord d'y ouvrir un Club Med!

jeudi 2 juillet 2009

Halte à Melk






Aux deux tiers du trajet entre Salzbourg et Vienne, un guide touristique nous suggérait d’arrêter à Melk où il y aurait un monastère/château/haut lieu touristique à ne pas manquer. Il est près de 18h, nous ne pourrons pas le visiter mais on trouve que ça vaut la peine de faire un petit arrêt, ce qui nous permettra ensuite de prendre une route secondaire qui longe le beau Danube bleu jusqu’à Vienne. Le monastère est effectivement de toute beauté et le village de Melk, fort joli. Mais en marchant, on voit que les villageois se rendent vers un endroit précis de la ville, de même que des soldats et des reporters… Le Danube a débordé et l’eau continue de monter… Oups! Oublions notre promenade le long du Danube, qui est brun et non bleu, en passant. Des boyaux vident l’eau des caves avoisinantes mais la route qui longe le fleuve est complètement inondée. Bientôt, on ne verra même plus les panneaux routiers! Eh ben, on n’a pas rêvé, il a vraiment plu beaucoup! Même le Danube n’en peut plus!

La campagne autrichienne


Quelqu’un m’a dit un jour que la campagne toscane est la plus belle au monde. Eh bien je me demande s’il a vu la campagne autrichienne. Vallons verdoyants, villages accrochés aux collines, tours de châteaux et clochers bombés qui sortent d’un peu partout, champs multicolores, même sous la pluie battante (il a plu? Quelle surprise?), c’était d’une grande beauté. La Toscane a besoin de nous en mettre plein la vue!

En route pour Vienne!

Jolie petite auto que nous avons louée. Une Ford américaine, faut le faire! Les rétroviseurs sur les côtés ont chacun une petite ligne verticale à 2 pouces du bord extérieur. À partir de cette ligne, le miroir devient grossissant et nous fait voir entièrement l’angle mort, ce fameux angle dans lequel une auto qui nous suit juste à côté peut temporairement disparaître de notre champ de vision. Ici donc, finis les angles morts. Question existentielle : quand des compagnies ont une bonne idée en quelque part, surtout des compagnies internationales, pourquoi n’en font-elles pas profiter toute la planète?

Salzbourg, c’est comme au cinéma!




Mon chum l’a dit le premier mais je suis d’accord avec lui : toute la ville de Salzbourg, c’est comme un décor de cinéma. Il me dira aussi : « Je n’ai jamais vu une ville aussi belle de toute ma vie ». Il me le répétera plus tard pour d’autres villes, je le sais déjà. Mais quand même, c’est chouette de voir des belles choses. Ça change de Rehoboth beach, Ogunquit et… de Montréal, évidemment! Bye bye Salzbourg! Peut-être reviendrons-nous un jour!

La forteresse, vue, revue et archi-vue










La forteresse de Salzbourg est comme le château Frontenac ou le mont Royal. On la voit de partout, elle donne envie de la photographier à tout bout de champ et on finit par y monter pour voir la ville comme un oiseau. C’est ce que nous avons fait plusieurs fois. Nous sommes même allés écouter un concert de musique classique dans une salle tout en haut de la forteresse. Concert moyen, vue superbe. Top 5 pour la forteresse!

Question pour Jörn


En sortant de notre hôtel, on est passé devant un magasin avec le symbole « 1 Euro ». Chez nous, on appelle ça un « magasin à une piasse » ou un « dollarama ». Ma tante Denise dit même qu’elle va au « One dollar ». En allemand, c’est comment?

Patrick, fabrique-nous des costumes!



Patrick Blouin est le couturier et l’habilleur personnel de tous ceux qui sont assez fous pour le suivre dans ses spectacles et ses folles virées de l’Halloween. Nos costumes de la famille VonTrapp sont donc des créations Blouin et bien d’autres toilettes originales aussi. En se promenant à Salzbourg, nous sommes passés devant quelques vitrines montrant des costumes folkloriques autrichiens qui pourraient nous servir dans un nouveau numéro de la Mélodie du bonheur, genre celui des marionnettes tyroliennes qui dansent et chantent avec leurs chèvres dans un spectacle donné devant le capitaine VonTrapp et la bâronne. Si on le fait, je veux le rôle du « petit biquet », surnom que me donne affectueusement mon amie Caroline depuis 10 ans! À quand la prochaine tournée mondiale de la famille VonTrapp from Qwebec?

Un bar à salades pour François Jean


François, quand je l’ai vu, je n’ai pas pu résister. Il était là qu’il m’attendait pour une petite pause-santé dans le premier restaurant où nous avons mangé à Salzbourg. Alors pour toutes les fois où tu m’as envoyé au bar à salades (pour les autres, il s’agit un peu de sa façon à lui d’envoyer promener quelqu’un. Vous ne la comprenez pas? Moi non plus mais je n’ose pas lui dire, de peur de lui faire de la peine), voici en exclusivité pour toi, « Bobby au bar à salades »! Enjoy!

Des fleurs pour Dad, Dom et Mom







Chaque fois que je vois des fleurs, je pense à vous. Dans les jardins de Mirabelle, en haut de la montagne où on gelait et plus tard durant le voyage aussi. En voici donc quelques-unes.