mardi 23 juin 2009

Munich en 24 heures






Nous avons succombé!
Rendus à midi, après notre tour de ronflage dans un autobus, une seule chose nous intéressait: notre lit! De retour à quatre pattes vers notre douillet red light dans une ultime tentative pour avoir notre chambre à l'avance (le check-in était officiellement à 14h), nous avons finalement pu poser notre tête sur un oreiller.

Deux heures plus tard, retour à Marienplatz où la vie avait repris ses droits. Certes, nous avons manqué le célèbre carillon avec les petits personnages qui font la ronde autour des cloches (voir photo) mais nous sommes tout de même montés dans la tour de ce carillon pour y trouver une vue magnifique et ô, pour la première fois du voyage, quelques rayons de soleil (voir photo). J'étais tellement content que j'en aurais sauté en bas de la tour pour aller rejoindre les groupes de jeunes Allemands assis sur des caisses de bière et déjà complètement paf. Dommage, il y avait des barreaux pour m'en empêcher (photo).

Nous avons ensuite marché vers une place que l'on croyait être le centre de la vie gaie munichoise. Nous étions samedi, on se disait qu'une petite sortie pourrait nous faire du bien un peu plus tard dans la soirée. Encore fallait-il savoir OÙ sortir! En chemin, notre "gaydar" nous montrait bien que nous n'étions pas loin du village de notre tribu. Nous sommes même arrivés devant l'opéra où s'ouvrait ce soir-là Les Noces de Figaro (avec tapis rouge dehors et tout et tout) mais nous n'y étions pas encore. Dans une boutique de vêtements, deux lesbiennes fort sympathiques qui y travaillaient (je ne leur ai pas demandé leur carte officielle de lesbiennes mais j'aimais croire qu'elles l'étaient) nous ont envoyé dans la bonne direction. Deux rues plus loin, nous étions dans un mini-bureau d'information gai où nous savons eu des suggestions de restaurants et de sorties. "Mon-ré-al!", nous a-t-il dit enchanté que nous ne soyons pas américains, j'ai supposé.

Bière ou pas bière Au restaurant, typique brasserie allemande j'imagine, j'ai eu l'impression d'insulter l'aubergiste (c'est de ça qu'il avait l'air: assez dodu et moustachu, un brin rustre mais tout de même gentil avec son menu en anglais tout déglingué qu'il ne doit jamais utiliser) en refusant de prendre une bière. Merde! Vais-je devoir avaler une pinte de bière à l'heure comme on le semble le faire ici si je ne veux pas leur faire de peine? Eurêka, je vois "shandy" sur le menu. Me sont alors revenus mes souvenirs d'université, l'époque où on avait de la Twist Shandy au Québec. Tout le monde détestait, j'adorais! J'ai donc commandé la shandy en question et, youpi!, j'ai aimé. Mais quand mon immense dinde Cordon bleu bien panée est arrivée avec son armée de pétates frites, je me suis demandé comment j'allais faire pour faire honneur à cette première shandy... J'ai fini par tout manger et boire (sauf les pétates) mais après ça, j'ai laissé Serge aller au bar voisin au profit d'un autre dodo impératif.

Après mon dodo, nous sommes sortis au NYC (pour New York Club) mais trop tôt... Au bout d'un drink (il était quand même rendu 1h du matin), on s'est dit qu'on se reprendrait dans un prochain voyage.

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