samedi 27 juin 2009

"À Salzbourg, si tu vois la forteresse..."






Selon mon guide Fodor's (que j'adore, soit dit en passant. S'il pouvait le faire en version française, ça serait encore mieux. Bien sûr, comprendre l'anglais est un pet dans un pays où on s'arrache les yeux et la langue pour comprendre et prononcer l'allemand mais bon, en français, ça serait beaucoup moins difficiiiile, comme disait Paillasson), donc selon mon guide Fodor's, disais-je, il y aurait un vieux dicton salzbourgeois qui irait comme ceci: "À Salzbourg, si tu vois la forteresse, c'est qu'il est sur le point de pleuvoir. Si tu ne la vois pas, c'est qu'il pleut déjà!"

Tout ça pour dire quoi? Qu'il a plu ou été sur le bord de pleuvoir pendant TOUT LE TEMPS qu'on a été à Salzbourg, à part quelques heures à notre arrivée, où le soleil de fin de journée faisait sécher la pluie qui venait de tomber. Nous étions à ce moment-là dans les jardins de Mirabelle d'où nous avons pu voir la forteresse - ensoleillée! - pour la seule fois du voyage. (photo)

Et pourtant, et pourtant, nous avons été complètement charmés par cette ville.

Mais comment est-ce possible?
D'abord, Salzbourg était notre première vraie destination (Munich n'étant que notre point de chute en Europe, sans vouloir offusquer Jörn. Nous nous reprendrons avec l'Allemagne au moins d'août), donc c'était pas mal "tout nouveau, tout beau". Et, maintenant que nous ne sommes plus à Salzbourg et que nous avons vu Vienne, je pense qu'on peut dire que Salzbourg nous a séduits comme Québec séduit les visiteurs, mais dans notre cas à la puissance 10! C'est beau, chaque building a l'air d'un décor de cinéma et la ville donne l'impression que c'est beau partout autour, même dans les banlieues moches. En plus, comparativement à Québec, Salzbourg est encore plus pleine d'histoire avec un grand H qui nous revole dans la face à tout bout de champ (Vienne nous attend dans le détour, mais nous ne le savons pas encore!) mais aussi la musique y occupe une place de choix. Et cette musique, c'est avant tout celle de Mozart, célèbrissime compositeur dont les Salzbourgeois s'enorgueillissent maintenant après l'avoir méprisé de son vivant ("Nul n'est prophète en son pays", proverbe autrichien bien connu). C'est aussi celle de Haydn et de bien d'autres grands noms du classique mais c'est surtout, aux oreilles des touristes nord-américains que nous sommes, la musique de la Mélodie du bonheur...

Un hôtel, une télé, un film
Tout d'abord, un aveu. En arrivant à l'hôtel, une feuille plastifiée donnait la liste des postes de télévision disponibles. Surprise: The Sound of Music joue en permanence sur un des postes. Pendant qu'on défaisait nos valises, on s'est dit: "pourquoi ne pas y jeter un coup d'oeil puisque nous ferons le tour guidé demain". Serge n'était d'ailleurs pas certain d'avoir jamais vu le film au complet. De mon côté, je ne compte plus vraiment le nombre de fois... Anyway, vous savez-tu quoi? On a regardé le film AU COMPLET! Pis vous savez-tu quoi aussi? J'avais oublié à quel point j'avais trouvé ça bon! Quel film! J'ai même chanté toutes les tounes en français (que j'ai apprises dans ma jeunesse avec le 33 tours de Léonie, dans une version qui date de l'époque où ils traduisaient aussi les chansons des comédies musicales et qu'ils les traduisaient bien en plus!) Quant à Serge, d'abord épaté de voir en entier les vraies chorégraphies qui ont inspiré nos populaires numéros de croisière (à ma connaissance, toujours disponibles sur YouTube en faisant une recherche avec "azurmtl" ou "sound of music"), il était tout content de voir les lieux qu'on allait visiter le lendemain.

La Mélodie de qui?
Dès le début du tour, le lendemain, on apprenait que pour les Autrichiens, The Sound of Music est plutôt The Sound of rien pantoute! Que le film a été un flop à sa sortie ici et qu'il n'a été présenté à la télé autrichienne qu'en l'an 2000! Et qu'en plus, Edelweiss n'est même pas une vraie toune folklorique autrichienne! Horreur! Malheur! Est-ce que toutes ces mauvaises nouvelles ont réussi à gâcher notre fun? Pas pantoute! Nous avons donc posé (photo!) devant le gazébo de "Sixteen, going on seventeen" (qu'ils ont fermé parce qu'une vieille dame qui se prenait pour Liesl s'est pété une hanche il y a quelques années), sauté de joie en gambadant à la manière de Julie Andrews quand elle se rend pour la première fois chez les VonTrapp (re-photo) et mangé une pâtisserie à côté de l'église où la scène du mariage a été tournée (encore des photos, pas de la pâtisserie, de l'église!). Des heures de plaisir... si vous aimez le film, bien sûr! Pas étonnant donc que ce tour fasse partie officiellement de notre Top 5 de Salzbourg!

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