5h du matin, à Munich...
L'arrivée à l'aéroport de Munich (vaste et assez chouette, je dirais) s'est faite aussi simplement que de visiter un pavillon durant Expo 67 (je n'y étais pas mais on m'a raconté): on prend ton passeport, on le tamponne et voilà! Enjoy your stay, comme ils disent en Allemagne! On s'est dit que quelqu'un, forcément quelqu'un de vilain et suspicieux, nous attendrait plus loin pour trouver de la drogue dans nos bobettes ou une bombe dans notre bouteille de shampoing. Pantoute! Après avoir récupéré nos bagages, on devait choisir entre la rangée "Rien à déclarer" et "Quelque chose à déclarer". Maudite chance qu'on n'avait rien à déclarer, non seulement il n'y avait personne pour nous intercepter mais il n'y avait personne dans la salle où les gens qui veulent se faire fouiller doivent aller. Rendus à la sortie, on s'est dit qu'on aurait bien dû apporter toutes ces choses illégales qu'on avait laissées à la maison. Quelles choses? Aucune en particulier. Mais avoir su, on se serait forcés pour en trouver!
Avant le check-in, on checke la ville
Après une petite balade en train (on aime déjà beaucoup les trains: confortables, silencieux, spacieux, ponctuels, fréquents, rapides. On aime, on aime), nous voilà dans un Munich tout gris et pluvieux. Qu'à cela ne tienne, on ne peut pas avoir notre chambre d'hôtel avant midi et, même si nous sommes fatigués, ON DOIT RÉSISTER (selon les conseils de connaisseurs) ET NE PAS DORMIR avant que le soir n'arrive. À 7h30 le matin, ça semble encore possible. Quand l'après-midi va se pointer, ça va commencer à ressembler à mission impossible. Notre hôtel, situé à deux pas de la gare (on a marché avec nos nouvelles valises full légères à roulettes toute aussi neuves, un charme!) a accepté de garder nos valises. Ensuite, en se promenant à 8-9h le samedi matin à Munich, on ne peut constater qu'une chose : c'est DEAD! Peut-être est-ce la même chose à Montréal?
En manque d'imagination de nouveaux endroits à visiter avant le réveil de la ville, et après une deuxième tentative de "early check-in" à l'hôtel pour cause de somnambulisme grandissant, nous avons décidé de faire un tour de ville de 2 heures dans un autobus à 2 étages. En avons-nous vu beaucoup? Difficile à dire... Mais ce qu'on a vu était pas mal chouette! Sommes-nous débarqués de l'autobus durant le tour? Non, la véritable question: étions-nous physiquement capables de nous lever pour aller visiter quoi que ce soit durant ce tour? Réponse: N-O-N! Je n'ai jamais cogné autant de clous par en avant comme par en arrière, au gré des coups de frein ou d'accélérateur du chauffeur.
L'hôtel Dolomit
Le district un peu "red light" ne doit pas plaire aux dames en général. Nous, on s'en foutait. L'hôtel est tout à fait correct: lit confortable, oreillers pas pire (yééé!), literie impec, 2 couettes individuelles (j'adore, mon chum déteste, devinez lequel des deux prend toujours toute la couverte), salle de bain nickel et toute en plastique comme dans un avion (et de la grosseur d'une toilette d'avion à laquelle on aurait ajouter une douche). Bref, pour une nuit, c'était parfait. Les murs étaient en carton et on avait du mal à ouvrir nos deux valises mais on savait que 24 heures plus tard, on serait ailleurs.
Ponctuels les trains en Allemagne? Donc c'est que vous n'êtes pas en Allemagne. On vous aura trompé sur la marchandise. Vous avez dû vous poser dans un autre pays.
RépondreSupprimerJe veux bien vous croire quand vous dites que les trains sont plutôt propres et confortables. Mais ponctuels? Ah non alors, vous ne me ferez pas avaler ça.